Présentation de la région
Le Gouvernement vise l'organisation formelle du paysannat dans les groupements villageois masculins mixtes ou féminins. Selon cette politique, les producteurs évoluent d'abord dans les organisations pré-coopératives. L'encadrement adéquat offert par les ONG-D et les Services techniques gouvernementaux devraient leur permettre de passer ultérieurement au stade de coopératives.
Des millions de petits agriculteurs des régions tropicales pratiquent l'agriculture pluviale dépendante des facteurs d'environnement et autres. Dans leur lutte quotidienne pour survivre, ces communautés paysannes ont développé d'innombrables techniques pour obtenir des plants et des animaux, les aliments et les fibres qui leurs sont indispensables.
Ainsi, une grande variété de systèmes de production se sont développés, chacun étant adapté aux conditions écologiques et inextricablement influencé par les cultures locales.
Néanmoins, bon nombre de systèmes de production traditionnels sont restés durables pendant des siècles, en ce sens qu'ils parvenaient à maintenir un niveau de production continu et stable. Ces systèmes ont toutefois dû faire face à une évolution des rapports sociaux et politiques et l'intégration dans un marché international contrôlé par des puissances étrangères.
Les systèmes originellement axés sur l'autosubsistance se sont davantage orientés vers le marché et l'amélioration des moyens de communication a engendré une augmentation de la demande en biens de consommation.
Face à cette évolution, les paysans n'arrivent pas à satisfaire la demande cela est dû généralement à la mauvaise répartition des pluies, la dégradation des sols et surtout au manque de moyens techniques.
Devant cette situation, les paysans Burkinabè ont entrepris des nouvelles techniques dans le cadre d'améliorer leurs cultures. Ce sont entre autres la construction des sites anti-érosifs, la production des fosses fumières, les reboisements, les ½ lunes et les méthodes zaï. Pour atteindre ces résultats, il faut un minimum de moyens nécessaires afin d'accroître leur production agricole, qui ne fait que baisser d'année en année.